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Crédit immobilier: pourquoi la baisse des taux de la BCE est une excellente nouvelle pour les emprunteurs ?

Publié le 20 septembre 2019

La Banque centrale européenne (BCE) a renforcé jeudi son arsenal de mesures accommodantes, en abaissant de nouveau son taux de dépôt de 0,1 point. Ce taux directeur, qui fixe la rémunération des banques lorsqu’elles placent leurs liquidités à Francfort, s’élèvera ainsi dès le 1er novembre à -0,5%. Conséquence directe : les banques sont en quelques sorte taxées et incitées à prêter. “Cette nouvelle annonce constitue un mot d’ordre assez simple envers les banques : ‘prêtez, prêtez, prêtez’, analyse Maël Bernier, porte-parole du courtier Meilleurtaux. Elles ont désormais le choix entre placer leurs liquidités à la BCE et perdre de l’argent, ou bien prêter aux particuliers”.

Une équation qui confirme l’environnement de ces dernier mois. Avec un taux moyen proche de 1,2% toutes durées confondues, l’accès au crédit n’a jamais été aussi favorable aux acheteurs. Le taux moyen sur 20 ans - la durée d’emprunt la plus courante - est même tombé en-dessous de 1% au cours de l’été ! Et ce contexte très favorable aux emprunteurs pourrait durer. Christine Lagarde, qui prendra la tête de l’institution européenne au 2 novembre, arrive avec la même stratégie de financement de l’économie par l’emprunt. De l’avis des courtiers, le cap de 1% pourrait donc bientôt être franchi, pour les crédits sur 25 ans. Et les banques ne sont pas prêtes de fermer les vannes... “Les établissements prêteurs vont de nouveau devoir produire de gros volumes, pour générer de la valeur, anticipe Ulrich Maurel, président du directoire de la Compagnie européenne de crédit. Ils vont chercher de nouveaux clients, pour vendre des produits additionnels comme de l’assurance-vie ou des placements de prévoyance et générer des revenus. Ce qui promet une véritable guerre de conquête, pour 2020”.

Mais attention, les banques pourraient toutefois changer leur fusil d’épaule, pour s’assurer de meilleures rémunérations. “Dans un tel contexte de taux bas, les banques ne margent plus, elles pourraient donc décider de concentrer leurs efforts sur les meilleurs profils, pour maîtriser leurs énormes volumes de production, prévient Philippe Taboret, le directeur général adjoint du courtier Cafpi. Ou décider de légèrement rehausser leurs taux… Mais ceci les obligerait à toutes se mettre au diapason”. Une seconde hypothèse qui semble donc moins probable.

 

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Source: Capital