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Faut-il investir dans le neuf ?

Publié le 18 avril 2019

Faut-il succomber aux charmes d'un immeuble fraîchement sorti de terre plutôt que d'acheter dans de l'ancien de qualité ? Prix, frais, fiscalité, potentiel de plus-value... Les points à étudier avant d'investir.

Près de 15 % des Français envisagent aujourd'hui d'acheter un logement neuf. Un taux qui grimpe à 25 % chez les 18-34 ans, selon une enquête sur le rapport des Français à l'immobilier neuf menée par l'institut de sondage YouGov et PAP Evénements. Parmi les raisons invoquées : la superficie du bien, mais aussi la performance énergétique de ces nouvelles constructions.

Qu'il s'agisse d'investir ou d'acheter sa résidence principale, « le neuf offre en effet aux particuliers l'assurance d'avoir ce qui se fait de mieux en termes environnemental. Conséquence, les logements sont mieux isolés et génèrent de fait des factures de chauffage moins élevées que dans l'ancien », insiste Alexis Rouque, délégué général de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Sans oublier l'absence de travaux de rénovation ou d'amélioration à prévoir dans la dizaine d'années suivant l'acquisition. Autant dire, des économies certaines par rapport à un investissement dans l'existant.

Une différence de prix de l'ordre de 20 %

D'autant que si l'ancien est réputé moins cher à l'achat que le neuf (de l'ordre de 20 % minimum), mieux vaut sortir la calculette pour faire son choix entre ces deux typologies de biens, reconnaît le directeur exécutif d'Era Immobilier France, Eric Allouche. « Le neuf ouvre droit dans certains cas à des avantages financiers comme par exemple des réductions d'impôt dans le cadre d'un investissement en Pinel ou, selon les collectivités locales, une exonération totale ou partielle de la taxe foncière pendant un certain nombre d'années. Quant à l'ancien, il peut entraîner des travaux de remise aux normes ou plus simplement d'aménagement qui viennent majorer le prix d'achat initial. »

Ainsi, en matière de droits de mutation (frais de notaire), la balance penche en faveur du neuf. Alors qu'ils représentent de 6,5 à 8 % environ du prix de vente dans l'ancien, ces droits de mutation tombent autour de 2 à 3 % dans le neuf. De même, la TVA, qui n'est due que dans le cadre d'une acquisition dans le récent, peut bénéficier d'un taux réduit, voire d'un remboursement intégral.

« Dans la majorité des cas, elle s'élève à 20 % du prix du bien. Toutefois, les accédants à la propriété peuvent bénéficier d'une TVA réduite à 5,5 % dans certains cas, comme par exemple pour des biens situés en zones prioritaires de la politique de la ville, dites 'zones Anru' », explique Alexis Rouque.

Mieux encore, dès lors qu'ils conservent leur bien pendant 20 ans, les bailleurs qui choisissent d'investir dans une résidence service (étudiante, senior...) ont la possibilité de récupérer les 20 % de TVA payée. D'où l'importance, insiste Sébastien Peyrot, directeur régional du groupe Quintésens spécialisé en gestion de patrimoine, « de vérifier que le prix au mètre carré du neuf pratiqué correspond au prix du marché afin de s'assurer que le promoteur n'inclut pas dans le tarif qu'il propose les possibles réductions d'impôt et autre avantages financiers auxquels peuvent prétendre les acquéreurs ».

Source: https://patrimoine.lesechos.fr/immobilier/immobilier-neuf/0601045626135-immobilier-faut-il-investir-dans-le-neuf-2259481.php#