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Les loyers parisiens ont finalement progressé de 1,7% en 2018

Publié le 02 août 2019

 

Les loyers privés parisiens ont augmenté l'an dernier (+1,7%), période où était interrompu le plafonnement des loyers réintroduit ce début juillet, montre le bilan définitif de l'observatoire de référence. La "hausse des loyers des logements privés (était) légèrement supérieure à l'inflation en 2018 dans l'ensemble de l'agglomération parisienne", souligne l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (Olap).

Selon l'organisme, officiellement chargé par les autorités d'évaluer le marché locatif privé à Paris et ses environs, les loyers des logements non meublés -l'Olap n'évalue pas l’évolution des loyers des meublés- ont augmenté de 1,7% à Paris intra-muros et de 1,5% sur l'ensemble de l'agglomération. Ces hausses sont un peu plus marquées que ne le laissait entrevoir les premières estimations publiées début juin. L'Olap estimait alors les hausses à 1,4% pour Paris et à 1,2% pour l'ensemble de l'agglomération.

Un grand "saut à la relocation"

A Paris, le plafonnement des loyers, appliquée par la ville depuis 2015 avait été annulée en justice en 2017. La municipalité l'a rétablie au 1er juillet de cette année dans le cadre d'une nouvelle loi votée l'an dernier sur le logement, celle-ci assouplissant les conditions d'application de la mesure. Les chiffres sur l'évolution générale des loyers privés sont toutefois à lire avec précaution car ils comprennent les renouvellements de baux aux locataires existants, pour lesquels les hausses sont très encadrées.

Plus parlant quant à l'état du marché, ce qu’on appelle le "saut à la relocation", autrement dit l'évolution du loyer à l'arrivée d'un nouveau locataire, était, lui, de 4,1% à Paris et de 3,6% sur l'ensemble de l'agglomération, des chiffres nettement supérieurs aux estimations de juin (2,9% à Paris et 2,3% pour l'agglomération).

Là encore, toutefois, ces évolutions sont limitées par l'existence depuis plusieurs années d'un encadrement par décret de l'ensemble des hausses de loyers: bien distinct du plafonnement, qui fixe un maximum donné par zone, il n'a lui jamais été interrompu. Évoquant le "contexte de poursuite de la bonne santé de l'économie francilienne", l'Olap souligne que la hausse des loyers est ainsi inférieure à la flambée du tournant des années 2010, quand le saut à la relocation dépassait allégrement les 10%.

 

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Source: LaVieImmo