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Un «village» de mini-maisons va bientôt s’installer en France!

Publié le 21 août 2019

Aux États-Unis, elles ont la cote. En France, elles se développent beaucoup plus timidement et compte seulement quelques dizaines d’adeptes. «Elles»? Les «tiny houses» (ou mini-maisons). Nées dans les années 2000 après le passage de l’ouragan Katrina outre-Atlantique, elles sont apparues dans l’Hexagone il y a seulement quatre ans.

Plus spacieuses qu’une roulotte, plus durables qu’une caravane, les maisons miniatures sont également mobiles, leur poids étant limité à 3,5 tonnes pour pouvoir être tractées. Cuisine, salle de bains, toilettes, chambre et pièce à vivre tiennent dans ces logements dont la surface peut atteindre les 45 m². En revanche, il n’est pas toujours aisé de trouver un endroit où les installer car, à moins de choisir un logis autonome, les maisons doivent être raccordées au réseau d’eau, d’électricité ou encore à Internet.

Plutôt que de traiter les demandes de façon individuelle, la mairie de Rezé, près de Nantes, a opté pour un projet collectif en puisant dans sa réserve foncière. C’est ainsi qu’un «village» devrait voir le jour, à titre expérimental, d’ici fin 2020 sur un terrain de 6700 m². Une première en France, selon la mairie de cette commune de plus de 40.000 habitants. «De plus en plus de personnes sont séduites par des formes d’habitats plus simples, plus mobiles et plus accessibles financièrement», explique Véronique Charbonnier, adjointe au maire en charge du logement et de l’habitat.

L’espace accueillera trois à six mini-maisons dans le cadre d’une convention de cinq ans renouvelables chaque année pour une durée maximale de dix ans. Elles seront toutes construites par des «professionnels qualifiés». Un bémol: la mairie se réserve le droit de récupérer le terrain après cinq ans en prévenant les occupants des mini-maisons neuf mois à l’avance. La raison? Elle prévoit d’utiliser ce terrain pour «un futur projet d’urbanisation», précise la mairie dans son appel à candidatures. Par ailleurs, ce village de mini-maisons est expérimental, ajoute la mairie. Les personnes intéressées ont jusqu’au 30 septembre pour déposer leur candidature qui pourra être refusée par la Ville si elle estime que le projet n’est pas «faisable» économiquement parlant ou s’il «ne respecte pas l’environnement et le développement durable».

Jusqu’au 30 septembre pour candidater

La mairie installera les réseaux et lui fera payer, en contrepartie, un loyer «qui sera établi en fonction du projet retenu et des aménagements nécessaires». «Un montant de redevance de 245 à 305 euros par mois par mini-maison pourrait être déterminé, par exemple, sur la base d’un coût estimatif de viabilisation de 142.000 euros TTC, d’un coût d’immobilisation du foncier pour un projet de 4 mini-maisons», peut-on lire dans l’appel à candidatures qui précise que la redevance sera révisée lors du renouvellement de l’autorisation. Si l’expérience est jugée concluante, un autre projet de ce type pourrait sortir de terre «sur un autre terrain appartenant à la Ville dans le sud de la commune».

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Source: Le Figaro